Sculpture

La sculpture est une activité artistique qui consiste à concevoir et réaliser des formes en relief, soit en ronde-bosse, en haut-relief, en bas-relief, par modelage, par soudure ou assemblement.



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Définitions :

  • Art de tailler le bois avec divers outils. (source : nirgos)
  • sculpteur - (sculpture) - de sculpere 1400 - : artiste qui façonne et produit une œuvre d'art en taillant une matière dure telle que le bois.... (source : site-en-bois)
Sculpture en ronde-bosse. David de Michel-Ange

La sculpture est une activité artistique qui consiste à concevoir et réaliser des formes en relief, soit en ronde-bosse, en haut-relief, en bas-relief, par modelage, par soudure ou assemblement.

Le terme de «sculpture» vient étymologiquement du latin «sculpere» qui veut dire «tailler» ou «enlever des morceaux à une pierre». Cette définition qui distingue entre «sculpture» et «modelage», illustre l'importance donnée à la taille de la pierre dans la civilisation romaine. Au Xe siècle, on parle d'«ymagier» et la majorité du temps, le travail du sculpteur est un travail d'équipe avec un maître et des tailleurs de pierre (Voir architecture romane et art roman). Plusieurs équipes travaillent simultanément sur les grands chantiers des cathédrales.

Histoire

«Relief égyptien ». Cléopâtre et son fils, Césarion. Temple de Denderah.
Haut-relief du Parthénon. Lapithe combattant un centaure, vers 447-433 av. J. -C.
Bas-relief sculpté dans des blocs réappareillés (art Khmer)
Lorado Taft, monument La Solitude de l'âme, Urbana
Le Penseur sculpture en bronze de Rodin.
Sculpture en acier peint de Calder, Araignée rouge, Paris

Les premières sculptures réalisées par l'homme et ayant traversé le temps sont de petites figurines rudimentaires taillées, en pierre ou en os, qui servaient certainement à des pratiques magiques, d'ex-voto, d'échanges, de rituels qui permettaient de réaliser des transactions avec des forces surnaturelles ou sociales. La petite figurine de Lespugue, sur ivoire de mammouth, est un bel exemple. On peut aisément imaginer que des objets modelés, en terre, ont aussi existé, mais en l'absence de techniques de pérennisation (cuisson), cela ne peut être qu'une hypothèse.
Bien que cet usage, quelquefois interprétable comme chamanique, ait décliné, la représentation de l'homme reste le thème favori des sculpteurs. Selon les époques et les civilisations, les artistes ont exécuté ces figurines de manière réaliste, ou bien, au contraire, ils ont pris la plus grande liberté pour interpréter leur sujet. Quoi qu'il en soit, ils respectèrent pendant longtemps la loi de frontalité.

La sculpture a tardivement été dissociée de la peinture, ainsi qu'à Paris ces deux catégories d'artistes qu'on distingue nettement actuellement, appartenaient depuis le Moyen-Âge à la même communauté de métier des peintres et tailleurs d'images parce qu'avant l'invention des représentations perspectives modernes, le relief d'une image de grand format ne pouvait plus être donné autrement que par un traitement en bas-relief du plan du tableau. (comme les sculptures des églises romanes et des cathédrales gothiques (comme Notre-Dame de Paris dont les couleurs disparues viennent d'être retrouvées). En France, c'est avec la création des académies de Peinture et de de sculpture que les deux métiers deviennent officiellement différents, même si, à la Renaissance, énormément d'artistes restent aussi bon peintres que sculpteurs.

Au XIXe siècle, on distingue toujours le «sculpteur» qui taille de la pierre, du bois ou de l'ivoire (matériaux solides) pour créer une forme unique originale et le «statuaire» qui exécute des modèles en terre (argile), en plâtre ou en cire conçus pour être reproduits (technique indirecte de la «taille avec mise aux points») ou moulés (technique de la «fonte à cire perdue» pour couler le bronze).

Taille, modelage et assemblage

Pour créer une œuvre, trois manières peuvent être envisagées, la «taille», le «modelage» et l'«assemblage». Celles-ci peuvent d'ailleurs être toutes trois utilisées pour la même sculpture.

  • Le modelage : L'idée de modelage fait tout de suite penser à la pâte à modeler qu'on travaille si aisément avec les doigts. Mais les œuvres d'arts sont le plus souvent sculptées dans les matériaux durs et compacts (marbre, pierre, bois), qu'on entame péniblement au burin ou au ciseau. Grâce à un procédé de fusion long et complexe, on sculpte aussi des figure de bronze. Énormément d'artistes modernes, en quête de nouveauté, emploient pour leurs créations des matériaux inattendus : des tôles, des pièces métalliques et même des matières plastiques.
    La méthode consiste à ajouter ou retirer de la matière autour d'un ou plusieurs centres qui deviendront «l'âme» de la sculpture. Cette technique du modelage s'applique aux matériaux dits «plastiques», c'est-à-dire susceptibles de se déformer réversiblement sous l'effet de forces minimes (l'argile, la cire, le plâtre et des pâtes à modeler diverses). À tout moment, de la matière peut être retirée ou ajoutée, les «repentirs» sont permis (jusqu'à un certain point, cependant). La souplesse du matériau permet d'enregistrer les impressions les plus fugitives avec une liberté totale. La limitation principale du matériau réside dans sa résistance fréquemment assez faible. Le séchage lent de la sculpture est l'étape suivante pour l'argile et le plâtre, le refroidissement pour la cire et la cuisson pour l'argile sèche.
  • La taille, dont le principe est de soustraire, avec un outil percuté par un galet (préhistoire) ou une massette, des éclats dans une matière dure pour dégager de sa gangue une forme : il existe deux techniques principales de taille pour sculpter la pierre ou le bois : la taille directe, sans croquis prélable ni modèle et qui tient compte de la forme originelle du bloc pour faire émerger une forme imaginée par le sculpteur, et la taille avec mises aux points, qui recopie scrupuleusement un modèle à partir de mesures exactes.

Matériaux

Habituellement, les matériaux utilisés en sculpture sont le plus souvent d'origine minérale, la pierre (marbre, granite, calcaire, jade), le ciment (qui peut être moulé) ou le béton (en taille directe dans la période de prise), l'argile (porcelaine, terre cuite, pâte Fimo qui sèchent au four ou la terre glaise qui sèche à l'air libre en 24 heures), mais peuvent aussi être en métal (bronze, acier, aluminium, étain) et toujours d'origine animale tel l'ivoire et végétale tel le bois, certains fruits, légumes ou cucurbitacées (la citrouille d'Halloween). La sculpture moderne et contemporaine utilise aussi le textile (déjà utilisé depuis le XVIe siècle, comme sur «Marietta»), le verre, le sel, le sable (les châteaux de sable), la glace, l'eau, les cristaux liquides et d'autres matériaux fabriqués par l'homme, tels que les matières plastiques, et surtout les PMMA (polymétacrylate de Méthyl) connus sous des noms déposés comme Plexiglas ou Altuglas, mais aussi n'importe quel objet trouvé. Le papier mâché est aussi un matériau extrêmement économique, et les techniques de réalisation de sculptures avec ce matériau sont simples à mettre en œuvre. Aussi, les possibilités d'associations avec d'autres matières sont quasi infinies.

Dans ses derniers rédigés, Joan Miró affirmait même qu'à l'avenir, on pourrait imaginer des sculptures utilisant les gaz comme matériau. Lui faisant écho, Louis Leygue, dans son discours de réception de Nicolas Schöffer à l'Académie des Beaux-Arts, définissait ainsi la sculpture :

«La sculpture peut se réaliser selon trois procédés : celui qui consiste à prélever la matière dans un bloc compact, celui qui consiste à façonner une matière molle pour créer des formes, enfin celui qui consiste à fabriquer ce qu'on veut réaliser.»

Ainsi, d'autres sculpteurs contemporains, ont ouvert la voie à des recherches nouvelles, associant des matériaux respectant les traditions à la haute technologie. Dans ces réflexions sur la création contemporaine, le sculpteur Eduardo Leal de la Galla, adopte une position radicalement opposée aux dérives encouragées par d'importants mécènes, considérant comme sculpture, le fait de présenter dans une vitrine, un véritable veau sectionné et conservé dans du formol (œuvre de Damien Hirst).

Marta Pan, intéressée par les rapports de l'architecture et de la sculpture, a réalisé des sculptures monumentales intégrées dans l'architecture des espaces publics et urbains comme "La Perspective" dans le Parc des Sources de la Bièvre à Guyancourt.

Formes

On peut distinguer deux grandes catégories de sculptures : le relief et la ronde-bosse

Relief

Le relief est une sculpture qui demeure attachée à un arrière-plan, se dressant hors de cet arrière-plan. Selon le degré de projection des figures au-dessus du plan, les reliefs sont qualifiés différemment : le relief écrasé (stacciato relievo)  : dont le relief est particulièrement faible. Les contours des figures sont finement incisés (ex : certains reliefs assyriens).

  • Bas-relief (basso-relievo)  : l'avancée d'une figure hors du plan est inférieure à la moitié de son volume, sans contre-dépouille. Le moyen ou demi-relief (mezzo-relievo)  : l'avancée de la figure hors du plan est identique ou un peu supérieure à la moitié de son volume, avec quelquefois de légères contre-dépouilles.
  • Haut-relief (alto-relievo)  : les formes sont presque complètes (en ce qui concerne leur volume), mais elles restent attachées au fond. Certaines parties (les membres, la tête) sont totalement détachées et en contre-dépouille.
  • Entaille. L'entaille est un relief où le sujet est incisé dans l'épaisseur de la surface plane. Celle-ci a été utilisée par les Égyptiens, d'où le nom de «relief égyptien». Un autre nom de l'entaille est «relief cœlanaglyphique». Les parties les plus hautes de la figure affleurent à la surface, alors que leurs contours sont profondément entaillés. C'est en quelque sorte un procédé de gravure.

Ronde-Bosse

La ronde-bosse est une sculpture conçue de manière à pouvoir être observée de l'ensemble des côtés, ou presque l'ensemble des côtés La ronde-bosse repose fréquemment sur le sol ou sur un socle. Elle est quelquefois logée dans une niche.

On remarquera Michel-Ange jouant avec ces deux principes et exécutant des statues dont les personnages émergent du bloc (de marbre) mais pas totalement[1].

Sculpture éphémère

  • Chaque année, au début de février, se déroule à l'occasion du festival de la neige de Sapporo un grand concours de sculpture sur glace. En France, l'équivalent est le festival de Valloire.
  • Sculpture de sable sur la côte belge

Notes et références

  1. Esthétique de l'Inachevé chez Michel-Ange : voir Eugène Delacroix

Bibliographie
  • La Sculpture de l'Antiquité au XXe siècle, sous la dir. de G. Duby et J. -L. Daval, Taschen, 2005
  • L'art de la sculpture sur pierre de J. P. Grilaux Éditions Eyrolles.
  • Techniques et Pratique du staff de G. Rondeau, M. Pons, S. Rondeau Éditions Eyrolles.
  • La datation de la sculpture médiévale, de Jean Wirth, Coll. titre courant, 30, Genève, Librairie Droz, 2004.

Technique
Autres

Illustrations


Lien externe

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