Ordre corinthien

L'ordre corinthien est le dernier des trois ordres architecturaux grecs, dont le caractère est en particulier déterminé par une grande richesse d'éléments et un chapiteau décoré de deux rangées de feuilles d'acanthe.



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Élément d'architecture - Ornementation - Architecture de la Grèce antique

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Définitions :

  • C'est , selon les époques de l'invention des ordre, le second ordre, &, selon la proportion la plus délicate, le dernier des quatre.... (source : fr.wikisource)
Chapiteau et entablement corinthien du Panthéon de Rome
Chapiteaux corinthiens de la façade néoclassique de la poste de New York
Dessin d'un chapiteau corinthien, s'apparentant ici cependant davantage au composite (volutes ioniques juxtaposées au chapiteau corinthien pur)

L'ordre corinthien est le dernier des trois ordres architecturaux grecs, dont le caractère est en particulier déterminé par une grande richesse d'éléments et un chapiteau décoré de deux rangées de feuilles d'acanthe[1].

Si la forme évasée et la décoration végétale qui caractérise le chapiteau corinthien fit son apparition en Égypte, en Assyrie et dans d'autres contrées d'Orient, avant d'être adoptée par les Grecs. Ceux-ci ont le mérite d'avoir épuré et enrichi les types préexistants, mais aussi de les avoir appliqués à un nouvel ordre d'architecture. Les chapiteaux de l'île de Théria peuvent être reconnus comme étant la forme la plus ancienne.

Description

L'ordre corinthien a été découvert aux alentours de 380 avant J-C. Il est en premier lieu utilisé dans les parties secondaires des grands édifices, fréquemment à l'intérieur. On retrouve surtout des colonnes corinthiennes au temple d'Apollon à Bassæ ou encore au sein de la tholos de Delphes dans le sanctuaire d'Athéna Pronaïa.

Puis l'ordre corinthien va être utilisé seul. C'est surtout cet ordre qui est utilisé pour la construction du temple de Zeus à Athènes (l'Olympéion), un temple aux proportions assez exceptionnelles dans la mesure où il reste l'un des plus grands temples grecs jamais fabriqués.

Nous ne possèdons que particulièrement peu de temples grecs purement corinthiens ; par contre cet ordre sera sans conteste le préféré des architectes romains.

Le fût de la colonne corinthienne est généralement lisse, lorsque les colonnes sont de porphyre ou de granite ; et cannelé lorsqu'elle s sont de marbre. Le nombre de cannelures fluctue de vingt à trente-deux (il est le plus fréquemment de vingt-quatre), suivant le diamètre de la colonne ; et , comme il convient qu'une cannelure corresponde au milieu de chacune des quatre faces du chapiteau, le nombre de cannelures doit être divisible par quatre.

La base adoptée par l'ordre corinthien est le plus souvent la base ionique-attique ; parfois la base composite. Les tores des bases sont quelquefois ornés de feuillages et d'entrelacs.

L'entablement caractérise l'ordre corinthien presque autant que le chapiteau. Mesures prise sur les plus beau bâtiments corinthiens (le temple de Vesta à Tivoli, le temple de Minerve à Assise, le panthéon et le temple d'Antonin à Rome), on trouve que la hauteur de l'entablement est le cinquième de la hauteur des colonnes. Cependant, on peut élever l'entablement aux deux neuvièmes. Les proportions de l'architrave et de la frise sont particulièrement variables. Les Romains ont orné la bande supérieure de l'architrave d'une moulure, qui se compose généralement d'une cimaise et d'un filet, et qui, faisant saillir l'architrave, la sépare nettement de la frise.

La frise corinthienne ne se distingue de l'ionique que parce qu'elle comporte le plus souvent une plus grande magnificence d'ornements ; elle reste quelquefois lisse.

Quant à la corniche qui contourne l'entablement corinthien, elle fluctue énormément dans ses proportions et sa décoration. On trouve des corniches corinthiennes qui n'ont pas de larmier ; d'autres, au contraire, ont le larmier d'une grandeur énorme. L'ordre corinthien, en premier lieu d'une grande beauté, alla toujours croissant en luxe et en richesse. Le maximum de ce luxe se rencontre dans les monuments de Baalbek et de Palmyre.

Les architectes de la Renaissance ont été plus heureux dans leur imitation de l'ordre corinthien que dans celle du dorique ou de l'ionique ; les fautes qu'ils ont commises proviennent le plus souvent de leur respect aveugle pour les antiquités romaines, qu'ils n'avaient point comparées aux monuments grecs. Ce fut pour avoir trop regardé quelques édifices romains mal conçus que l'illustre Andrea Palladio introduisit dans l'architecture de la Renaissance la frise bombée, innovation des plus malheureuses. La colonnade du Louvre de Claude Perrault est une habile application de l'ordre corinthien. Il faut en dire tout autant de l'église de la Madeleine, à Paris.

Éléments de l'ordre corinthien

Légende du dessin :

Corinthien grec

Corinthien romain

Corinthien moderne

Bibliographie

  • Nouveau Larousse illustré, 1898-1907

Notes

  1. Voir, entre autres, l'article «Acanthe» du Dictionnaire d'architecture de d'Aviler.

Voir aussi

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