Croisée d'ogives

La croisée d'ogives est, avec l'arc-boutant, une caractéristique principale de l'architecture gothique.



Catégories :

Voûte - Arc (architecture) - Architecture gothique

Recherche sur Google Images :


Source image : www.ac-limoges.fr
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Une croisée d'ogives est la partie de la voûte où se croisent deux arcs en ogives, aussi nommés "arcs brisés". Elle dirige sa poussée vers les quatre... (source : ggvibraye.chez-alice)
  • La croisée d'ogives est une véritable armature qui supporte les voûtains.... La voûte d'ogive est utilisée dans la salle basse pour ses qualités mécaniques... (source : pagesperso-orange)
  • La voûte d'ogive est née de la voûté d'arêtes* laquelle a été mise au point par les ... Bientôt, la croisée d'ogives est employée dans l'ensemble des parties de ... (source : thucydide.over-blog)
Une voûte d'ogives quadripartite
Une voûte d'ogives sexpartite

La croisée d'ogives est , avec l'arc-boutant, une caractéristique principale de l'architecture gothique.

L'architecture romane, qui précède le gothique, se définit par des arcs en plein cintre et des voûtes. Ces voûtes romanes sont massives et particulièrement lourdes, elles nécessitent des murs d'appui épais, le plus fréquemment renforcés par des contreforts accolés de place en place.

Avec l'architecture ogivale, le gothique amène une solution élégante aux problèmes de forces que connaît le roman. L'idée centrale de la croisée d'ogives, est de faire des voûtes qui reposent non pas directement sur des murs, mais sur ces ogives croisées, et les ogives elle-mêmes convergent vers des piliers. La poussée n'est plus répartie tout au long du mur, mais concentrée sur un point au sommet du pilier. Du coup, le mur lui-même ne permet de rien et peut être vidé (pour placer des vitraux, par exemple) et la poussée reçue au sommet des piliers peut être aisément compensée par des arcs-boutants.

La croisée d'ogives sert à désigner les nervures diagonales constituées par l'intersection de voûtes en berceau. Elle peut être quadripartite ou sexpartite (selon qu'elle croise 2 ou 3 ogives, dessinant 4 ou 6 voûtains). La voûte d'ogives est dite barlongue quand elle forme, à chaque travée, un rectangle dont le côté le plus long est perpendiculaire à la nef. Elle est dite oblongue dans le cas opposé.

Ses nervures s'appellent ogives, liernes et tiercerons.

Un dispositif par croisée d'ogives et arcs-boutants est bien plus délicat à équilibrer qu'une voûte simple en plain cintre (ce n'est pas une faute d'orthographe : plain = sans accident), cette technique reflète une meilleure maîtrise de l'équilibre des forces. Cette même maîtrise se traduit aussi par l'amincissement des voûtes : étant mieux calculées, d'une portée proportionnellement plus faibles, et cloisonnées, elles peuvent être plus minces sans risquer de flamber. C'est ce qui donne l'impression qu'«il n'y a rien de pesant» : effectivement, la voûte est intrinsèquement plus légère, et sa construction donne une impression supplémentaire de légèreté. L'architecte habile ajoute des procédés pour donner visuellement une impression de «flotter en l'air».

Enfin, la toiture au dessus des voûtes est indispensable pour éviter des infiltrations d'eau de pluie, qui, sinon, finiraient par ruiner le bâtiment. Effectivement, avant l'invention de la croisée d'ogive, l'unique manière de faire des grandes portées était de monter des murs verticaux, et de poser dessus une toiture, sans voûte intermédiaire (comme dans les basiliques paléochrétiennes). Le problème de cet agencement est qu'il est énormément trop sensible aux incendies (la preuve a posteriori : aucun n'a survécu).

Recherche sur Amazone (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Crois%C3%A9e_d%27ogives.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 18/05/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu