Arc

En architecture, un arc est tout assemblage de pierre, de mœllon ou de brique conçu pour franchir un espace plus ou moins grand au moyen d'une courbe.



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Arc plein cintre dans la cathédrale de Spire en Allemagne

En architecture, un arc est tout assemblage de pierre, de mœllon ou de brique conçu pour franchir un espace plus ou moins grand au moyen d'une courbe. Ce procédé de construction, adopté par les Romains, fut développé toujours par les architectes du Moyen Âge et il a prédominé dans l'architecture romane avant l'introduction de l'arc-ogive au début du XIIe siècle en France.

Fonctionnement

L'arc en tas de charge utilise la forte résistance à la flexion sans rupture d'un certain type de pierres. Elles sont maçonnées en pilier avec à partir d'une certaine hauteur un léger décrochement en porte-à-faux sur l'assise inférieure de chaque assise horizontale. Des corniches symétriques au dessus du vide sont constituées pour le franchir (des arcs-poids, des arches de pierres encastrées).

Un arc léger tient selon le principe de la compression. Les pierres taillées en biseau, aussi nommées claveaux se tiennent mutuellement tandis que leurs assises ne sont pas horizontales. L'arc n'est stable que quand il est complet. C'est pourquoi il est indispensable de monter en premier lieu un échafaudage (fréquemment en bois) nommé cintre pour créer une structure temporaire sur laquelle on peut placer les pierres ou claveaux. La clef d'arc est la dernière pierre posée, c'est-à-dire celle du milieu. C'est elle qui confère à l'arc sa stabilité.

L'arc repose sur deux appuis : les piédroits. On nomme sommier le claveau portant directement sur le piédroit, les contreclefs sont les claveaux sur lesquels s'appuie la clef. Il y a tout autant de claveaux de part et d'autre de la clef, par conséquent tout autant de joints de part et d'autre de la clef, ce qui évite un tassement de l'arc dissymétrique.

On nomme naissance l'endroit où le sommier repose sur le piédroit, la largeur d'un arc s'appelle portée et sa hauteur (prise verticalement entre l'apparition et la clef) flèche.

L'arc en accolade est un faux-arc jouant comme un linteau monolithique.

Classement

Arc en ogive dans le Palacio Taifa, Saragosse, Espagne
Arc surbaissé en Slovénie
Arc rampant à Pontoise

On classe les arcs employés à cette époque en trois grandes catégories :

Les arcs plein-cintre sont parfois surhaussés ou outre-passés, dits alors en fer à cheval, ou bombés quand le centre est au-dessous de l'apparition. Cette formule est fréquemment utilisée dans les monuments islamiques. Les Persans ont introduit une forme d'arc "pointu", chaque côté comportant deux arcs de cercle tangents.


Jusqu'à la fin du XIe siècle, l'arc en plein-cintre avec ses variétés est seul employé dans les constructions, sauf quelques rares exceptions. Quant aux arcs surbaissés qu'on trouve fréquemment dans les voûtes de l'époque romane, ils ne sont presque toujours que le résultat d'une déformation produite par l'écartement des murs, ayant été fabriqués originairement en plein-cintre.
C'est au cours du XIIe siècle que l'arc constitué de deux portions de cercle (et que nous désignerons sous le nom d'arc en tiers-point, conformément à l'expression admise pendant les XVe et XVIe siècles), est adopté successivement dans les provinces de France et dans tout l'Occident. Cet arc n'est en réalité que la conséquence d'un principe de construction totalement nouveau ; d'une combinaison de voûtes qu'on considère généralement comme une invention moderne, rompant soudain avec les traditions antiques. L'arc en tiers-point disparaît avec les dernières traces de l'art du Moyen Âge, vers le milieu du XVIe siècle ; il est tellement inhérent à la voûte moderne qu'on le voit longtemps toujours persister dans la construction de ces voûtes, tandis que déjà, dans l'ensemble des autres parties de l'architecture, les formes empruntées à l'antiquité romaine étaient successivement adoptées. Les architectes de la Renaissance voulant définitivement exclure cette forme d'arc, n'ont rien trouvé de mieux que d'y substituer, comme à Saint-Eustache de Paris, vers la fin du XVIe siècle, des arcs en ellipse, le petit diamètre à la base ; courbe désagréable, complexe à tracer, plus complexe à appareiller, et moins résistante que l'arc en tiers-point.

Outre les appellations précédentes qui distinguent les variétés d'arcs employées dans la construction d'édifices du Moyen Âge, on sert à désigner les arcs par des noms différents, suivant leur destination :

Source : Viollet-le-Duc.

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