Andrea Palladio

Andrea di Pietro della Gondola, dit Andrea Palladio, est un architecte de la Renaissance italienne né à Padoue le 8 novembre 1508 et mort à Vicence le 19 août 1580.



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Architecte italien - Naissance en 1508 - Naissance en Vénétie - Décès en 1580

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Portrait d'Andrea Palladio d'aprés Mariotti

Andrea di Pietro della Gondola, dit Andrea Palladio, est un architecte de la Renaissance italienne né à Padoue le 8 novembre 1508 et mort à Vicence le 19 août 1580. Il est l'auteur d'un traité intitulé Les Quatre Livres de l'architecture.

Son œuvre a eu un impact énorme, et influence toujours actuellement de nombreux architectes.

Biographie

Statue d'Andrea Palladio, Vicence, Italie

À 13 ans, il est inscrit par son père pour six ans dans l'atelier de l'architecte et sculpteur Bartolomeo Cavazza da Sossano à Padoue. En avril 1523, Palladio s'enfuit à Vicence, mais il est contraint d'y revenir pour rupture de contrat. Un an plus tard, il s'inscrit à la corporation des sculpteurs de Vicence.

En 1537, il est nommé comme maître d'œuvre par le Conte Giangiorgio Trissino pour diriger le chantier de la villa Cricoli. Trissino est un poète, philosophe, lettré et diplomate au service de la curie romaine, c'est un humaniste, expert d'art militaire et passionné d'architecture. C'est Trissino qui donne le surnom de «palladio» à Andrea. Trissino fait admettre Palladio dans le cercle humaniste de Vicence, l'Académia Olympica.

Giangiorgio Trissino, auteur de l'ouvrage épique et poétique L'Italia liberata dai Goti, fait connaître à Palladio les ouvrages de Vitruve et d'Alberti, et pousse Palladio à se peaufiner dans les Arts libéraux et l'humanisme. Trissino et Palladio font, en 1541, un premier voyage archéologique à Rome où ils approfondissent leur connaissance de l'art de bâtir Antique.

Après ce premier voyage Palladio revient à Vicence où tout en exerçant son art il approfondit son étude de Vitruve. Il retourne plusieurs fois à Rome en 1545, 1547 et 1549 pour peaufiner ses relevés qu'il précise et confronte avec les rédigés de Vitruve.

Outre Vitruve dont il est un lecteur attentif, Palladio fait aussi référence à de nombreux auteurs latins tels que Pline, Jules César ainsi qu'à des auteurs qui lui sont plus contemporains comme Leon Baptiste Alberti ou Vasari[1].

À partir de 1550, malgré la disparition de Giangiorgio Trissino et de Paul III, la renommée de Palladio couvre à Venise où il dirige la construction de la basilique San Giorgio Maggiore.

En 1554, sous Jules III, Palladio fait son dernier voyage à Rome avec le «révérendissime Daniel Barbaro, Patriarche d'Aquilée»[2], avec lequel il collabora à l'édition du De architectura de Vitruve publié à Venise en 1556.

En 1554, Palladio publie L'Antichita di Roma.

Malgré les représentations des temples de Nîmes dans les Quatre Livres il semble que Palladio n'ait jamais quitté l'Italie au cours de ses voyages. Il pourrait avoir fait un voyage en Piémont, à la demande d'Emmanuel-Philibert de Savoie pendant l'été 1566[3]. C'est peut-être au cours de ce voyage qu'il se rend à La Turbie dont il décrit, toujours dans les Quatre Livres le monument romain. Son talent s'est vu consacré à Florence où il est admis en 1566 comme membre de l'Accademia dell'Arte del Disegno.

Les Quatre Livres de l'architecture sont édités en 1570 à Venise et comportent les gravures sur bois réalisées sous la direction de Palladio.

Cette même année, Palladio succède à Sansovino, décédé, à la charge d'architecte en chef de la Sérénissime ; il y construit les églises de San Giorgio Maggiore et du Redentore.

Andrea Palladio meurt en 1580 avant d'avoir achevé le Théâtre Olympique de Vicence que son disciple Vicenzo Scamozzi terminera.

Les portraits de Palladio

Portrait de Palladio par Leoni 1715

Aucun contemporain de Palladio n'a réalisé de portrait du maître, que ce soit un portrait littéraire ou une image artistique. Andrea Palladio est du reste particulièrement discret sur lui-même et sur son apparence physique. Il existe un très vague auto-portrait, qui se trouve dans l'adresse au lecteur des Quatre Livres de l'architecture.

Il ne semble pas y avoir eu non plus de biographie avant le XVIIe siècle. [4]

La commande de la statue de l'Académie olympique date de près de huit ans après la mort de Palladio "tant que la mémoire des traits du maître est toujours vive". Le portrait le plus connu date du XVIIIe siècle, il est attribué au graveur Mariotti, ce portrait illustre un ouvrage sur le théâtre olympique de Vicence.

Le frontispice de The Architecture of A. Palladio (1715) première édition en langue anglaise par Giacomo Leoni des Quattro libri dell'architettura présente un portrait fantaisiste. Ce type de portrait semble avoir été repris par Lord Burlington vers 1730 qui publie une portrait fantaisiste et imberbe du Palladio attribué à William Kent. En tout état de cause le personnage représenté sur ces «portraits» britanniques n'est pas Palladio.

Réalisations

La production architecturale de Palladio se concentre en Vénétie où on peut toujours admirer, à Vicence, le théâtre Olympique, le grand palais municipal dit Basilique palladienne, la loggia del Capitanio, de nombreux palais et villas dont la très célèbre Villa Rotonda. Le cinéaste Joseph Losey en 1979 a le génie de mettre en scène cette architecture à travers l'opéra de Mozart «Don Giovanni».

Dans les nombreuses villas construites en Vénétie, Palladio se montre spécifiquement inspiré et original dans la réutilisation des éléments d'architecture antique qui donnent actuellement toujours à ses œuvres une sensation de grâce et d'équilibre. Il choisit de recourir à la maçonnerie en briques revêtue de stuc. La pierre ne devait être utilisée que pour les détails.

Les villas palladiennes les plus célèbres sont :

Les ouvrages publics et les résidences urbaines :

Les Quatre Livres de l'architecture

Icône de détail Article détaillé : Les Quatre Livres de l'architecture.
Édition 1570 in 8°

Les Quatre Livres de l'architecture (I Quattro Libri dell'Architectura) sont indissociables de l'œuvre de Palladio. Ce traité d'architecture est à la fois l'expression de la pensée théorique et la présentation des œuvres réalisées ou projetées de Palladio.

L'influence de Palladio sur l'architecture

Palladio est un architecte de la Renaissance italienne et on peut le considérer comme un humaniste. Palladio est un homme de son temps, à travers ses rédigés une pensée universaliste peut être influencée par Vitruve ou Pline transparaît. Un souci permanent de la proportion et de la symétrie telle qu'elle se trouve dans la nature est explicite dans l'ouvrage de Palladio. Palladio a un grand soin d'appliquer les règles de proportion préconisées par les Anciens à la composition architecturale et , surtout, les règles des proportions musicales énoncées par Pythagore. Palladio rédigé dans un mémoire de 1567 «Les proportions des voix sont harmonie pour les oreilles ; celles des mesures sont harmonie pour les yeux».

Sur ce point, l'élève Palladio va au-delà du maître Vitruve, car il fait une lumineuse démonstration de ce que le maître décrit laborieusement. C'est certainement cette clarté du propos qui a enthousiasmé Roland Fréart de Chambray dans son travail de traduction des Quatre Livres de l'architecture.

Le succès de la pensée de Palladio est aussi attaché aux grandes controverses comme la querelle des Anciens et des Modernes. Palladio est comme Trissino un pourfendeur de l'art gothique. Son ouvrage théorique a pour but de créer une méthode explicite pour ne pas retomber dans les désordres anciens.

La pensée architecturale de Palladio a eu un grand succès en Grande-Bretagne où l'architecte Inigo Jones se fait un ardent promoteur de cette pensée. Il est surprenant de retrouver le nom de Palladio et de nombreux autres architectes de la Renaissance Italienne dans le texte historique des Constitutions d'Anderson éditée à Londres en 1723. C'est par la Grande-Bretagne, à la veille de la Révolution française, que l'art de Palladio revient en France : en effet, l'architecte Claude Nicolas Ledoux y découvre le Palladianisme et le réintroduit en France.

Thomas Jefferson lui-même s'est intéressé à l'œuvre de Palladio lors de voyages en Europe. La maison de Monticello, près de Charlottesville en est une illustration. Un contemporain du président Jefferson rapporte que ce dernier aimait à prétendre : «Palladio mon maître, Les Quatre Livres de l'architecture ma Bible».

D'autres architectes plus contemporains sont aussi influencés par Palladio, Ricardo Bofill surtout qui a à son actif plus de cinq cents projets dans une cinquantaine de pays différents, Aldo Rossi, Charles Moore et bien d'autres.

Publications

  • Vers 1554, à Venise ainsi qu'à Rome L'Antichita di Roma avec de nombreuses rééditions (1557) - (1560)
  • en 1570, le traité les Quatre livres de l'architecture (I Quattro Libri dell'Architettura [1]).
  • En 1556 il participe à la publication par Daniele Barbaro du De architectura de Vitruve pour lequel il réalise de nombreuse gravures d'architecture.

Liste chronologique des œuvres

Villa Godi Malinverni, une des premières œuvres de Palladio.
Villa Foscari dite La Malcontenta
Villa Cornaro
Villa Trissino
Villa Poiana

Note : les dates se réfèrent à la conception des œuvres, pas obligatoirement à leur construction ni à leur achèvement. Source : CISA[5]

Notes et références

  1. Avant propos du Livre I et Chapitre XVI du Livre II, Livre III des Quatre Livres de l'architecture.
  2. c'est ainsi que Palladio sert à désigner Barbaro dans les Quatre Livres de l'architecture
  3. G. Zorzi, I disegni delle antichità di Andrea Palladio, Venezia, Neri Pozza Editore, 1959
  4. Lorenzo Pericolo débute son article de février 2004 ainsi «En 1616, l'érudit milanais Paolo Gualdo écrivit une Vie d'Andrea Palladio restée inédite jusqu'au siècle dernier.»
  5. CISA

Bibliographie

Voir aussi

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 18/05/2009.
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